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Alors que les échanges commerciaux entre l'Union européenne et la Chine n'ont jamais été aussi intenses qu'en 2021, l'Union européenne n'hésite plus à se montrer critique à l'égard de son partenaire chinois, assumant une rivalité stratégique doublée d'une quête de plus grande réciprocité économique et de respect de ses valeurs fondamentales. Le Réseau des centres de politique européenne (cep Network) revient dans ce contexte sur les relations passées et présentes des deux puissances, avant de prendre un pari pour l’avenir.

Protection du climat et transports routiers : le cep salue le système d’échange de quotas d’émission de l’Union et demande des compensations sociales

Fribourg/Berlin. L’Union veut réduire les émissions de gaz à effet de serre à zéro d’ici 2050 et de 55% d’ici 2030 par rapport à 1990. Pour ce faire, la Commission a proposé un vaste paquet de mesures (« Fit for 55 »). Le Centrum für Europäische Politik (cep Fribourg/Berlin) salue le système très controversé d’échange de quotas d’émission pour les transports routiers et les bâtiments (SEQE-UE), mais demande que les prix de l’énergie qui explosent soient amortis socialement.

En réponse à la guerre en Ukraine, l'Union européenne veut mettre fin aux importations de combustibles fossiles en provenance de Russie d'ici 2027. D'ici la fin de l'année, les importations de gaz russe doivent déjà être réduites de deux tiers. Le cep de Fribourg préconise des paiements ciblés aux ménages et aux entreprises pour compenser de nouvelles hausses de prix. Les experts de Fribourg rejettent toutefois la proposition de la Commission de mettre en place des limites de prix pour le gaz et l'électricité à l'échelle européenne.

Berlin/Freiburg. L'Union européenne veut réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici 2030 par rapport à 1990. Pour ce faire, la part des énergies renouvelables doit notamment passer à 40% dans toute l'Europe. Le groupe de réflexion Centrum für Europäische Politik (cep) s'attend à des désavantages concurrentiels pour l'UE.

Peu avant la date limite du 21 janvier, le gouvernement allemand a pris position sur le projet de la Commission européenne de déclarer l’énergie nucléaire et le gaz naturel comme durables. Le Centrum für Europäische Politik (cep) y voit un levier pour stopper juridiquement la taxonomie.

Durant deux semaines, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Glasgow (COP26) s’est efforcée de trouver des solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Alors que la Commission européenne n’a trouvé que peu de soutien pour son projet de se protéger unilatéralement de la concurrence déloyale au moyen du MACF, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), l’Allemagne, notamment, plaide pour la création d’un club climatique entre pays volontaires. L’objectif : un maximum de pays devrait s’entendre sur une tarification minimum du CO2 et utiliser un MACF commun contre les pays hors de ce club, pour protéger leurs industries.

Initialement proposée par le Gouvernement français au mois de février, la loi « portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets » a été définitivement adoptée, puis publiée au Journal Officiel du 24 août 2021. Les mesures de cette loi doivent notamment permettre à la France d’atteindre une réduction de 40% de ses émissions territoriales de gaz à effet de serre d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 1990.

Les importations en provenance de pays tiers, dont les normes de lutte contre le réchauffement climatique sont faibles, mettent en danger la compétitivité des entreprises de l'UE. La Commission veut donc introduire un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF ou CBAM en anglais), qui devrait augmenter le coût des importations en provenance de ces pays aux normes plus souples, comme la Russie ou la Turquie. Le réseau des Centres de Politique Européenne (cep) a analysé les plans de l'UE.

L’Union européenne veut réduire les émissions de CO2 à zéro d’ici 2050. Le secteur des transports doit également contribuer à atteindre cet objectif. De par sa « stratégie  de mobilité durable et intelligente », la Commission européenne compte sur un nouveau renforcement des normes d’émissions de CO2 pour les voitures, les camionnettes et les camions. Outre la mise en place de nouvelles mesures telles que la suppression des subventions en faveur des combustibles fossiles, la Commission européenne envisage pour la première fois de recourir à un système d’échange de quotas d’émission (marché du carbone) pour le transport routier.

L’Union européenne veut réduire considérablement les émissions de CO2 dans le transport maritime, responsable avant le déclenchement de la pandémie de Coronavirus de 2,2 % des émissions mondiales de CO2. Bruxelles prévoit d’inclure unilatéralement les émissions de ce gaz à effet de serre dans le système d’échange de quotas d’émission (SEQE-UE), probablement vers le milieu de l’année. Le Centrum für Europäische Politik (cep) critique ce plan, qu’il considère comme inapproprié.